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texte de la Cgt lu à la Cérémonie Funéraire:
Mesdames, Messieurs,
C’est l’émotion, la tristesse, qui nous réunissent tous aujourd’hui. En ce jour de recueillement et d’hommage à notre camarade Jean-Paul Hivez A sa famille, à ses amis la Cgt présente ses plus profonds respects et ses remerciements !
Jean-Paul, nous évoquons aujourd’hui une vie de militant, une vie de militant dans toute la noblesse de ce mot ! Tu es de ces hommes de conviction, désintéressés pour qui seule la lutte compte ! Tu as exercé différents mandats, et responsabilités syndicales, secrétaire, trésorier, délégué syndical, élu délégué du personnel, toujours dans l’humilité et la détermination, tu es un homme respecté et respectueux !
Tu faisais partie des trois de Jeumont avec Philippe et Michel mais cette seule image et restrictive avant tout tu es un membre de la grande famille de la CGT ! Toi le métallo tu étais de touts les combats inter pros, pour les services publics, le social, la retraite, les cheminots, contre la guerre….. Toi le « métallo » avec qui nous avons si souvent battu le pavé lors des manifs, qu’il est impossible d’évoquer toutes les luttes auxquelles tu as participé pour le monde du travail sous la bannière de la CGT ! Dans ta vie de militant tu as connu la joie de la victoire, l’amertume de la défaite mais jamais, non jamais tu n’as renoncé ! Car non seulement d’être un homme de conviction tu es un homme de courage ! Toi le camarade de courage tu as subi les violences des forces de l’ordre. En 1988 tu es Matraqué et blessé gravement à Fashes-Tumesnil dans la lutte de la Française de Mécanique, ce qui n’a pas entamé ta détermination car jamais tu n’as reculé ! Moi qui ai l’honneur d’écrire cet hommage, je me souviens de cette charge des gendarmes mobiles devant la préfecture de Lens, du matraquage et du gazage des travailleurs de Metalleurop en lutte là encore tu es resté debout et tu m’as insufflé le courage de rester aussi !
Toi le camarade de courage tu as subi aussi la répression patronale, les mesures de licenciements, les lettres recommandées que l’on reçoit les jours de fêtes, lettres que tu cachais a ta famille pour ne pas la gâcher la fête !
Toi le camarade fidele, fidèle à tes amis, fidèle à tes convictions tu as porté haut le drapeau de la Cgt, de la Cgt unitaire du syndicalisme de classe et de masse, fidèle à l’esprit de 1906 et de la chartre d’Amiens, tu as parfois critiqué vivement certaines orientations réformistes, mais jusqu’au bout fidèle à la Cgt ! Pour toi c’était les camarades d’abord et tu n’as jamais changé de bord !
Toi le camarade de malice, un peu provocateur, nous nous souvenons de toi devant les cordons de CRS se moquant d’eux avec ce petit sourire du coin des lèvres ! Ce petit sourire que ceux qui t’on bien connu garderons en mémoire ! Faut dire que tu ne les aimais pas beaucoup les flics, Oh pas les hommes mais ce qu’ils représentent l’ordre établi, toi qui toute ta vie a rêvé de révolution ! Toi le camarade d’espoir tu aurais tant voulu le voir le grand soir, le temps des cerises qu’il est bien triste que tu partes dans cette période d’individualisme, de triomphe du capitalisme mais comme tu le disais le jour viendra ! Et ce jour là les camarades de ta trempe seront dans les mémoires des travailleurs !
Toi le camarade de joie, tes éclats de rire vont nous manquer, les retours en bus emmaillé de chanson révolutionnaires et paillardes, les petits verres entre amis ou nous partagions ta bonne humeur on va les regretter camarade ! Tu étais un homme entier donc parfois d’excès mais quelle fierté pour ceux qui ont eu l’honneur d’être de tes amis d’avoir partager tous ces moments de bonheur !
Tu as réalisé un de tes rêves en allant à Cuba, la patrie de Fidel et du Che tu nous en a si souvent parlé que nous y sommes allé nous aussi, de Santiago à la Havane en passant par Santa Clara ! La révolution Cubaine voilà bien ton esprit, tu n’as pas galvaudé l’image du Che qui orne ta maison ! Aujourd’hui la Cgt est triste, elle perd un grand bonhomme, tu vas nous manquer dans les manifs avec ta veste en jean, ta démarche mais tu seras toujours avec nous par l’esprit et dans nos cœurs, on y verra « les gamins » comme tu disais la relève est assurée camarade, les Hivez sont toujours là ! Tu es parti debout comme tu as vécu, sans te plaindre pour ne pas peiner tes proches, avec un grand courage, on est tous fier de toi !
Je profite de cet hommage pour t’adresser un petit mot personnel, je suis fier d’avoir été ton ami, je suis tellement triste que tu me quittes, j’aurais tant voulu encore faire un petit bout de chemin avec toi ! Aujourd’hui je sais qu’il va faire un petit peu plus froid dans ma vie ! Je t’aimais bien tu sais, dans la vie il y à des rencontres qui vous changent et tu fais partie de celles-là, je t’oublierais pas mon camarade toi qui m’a si souvent parlé de ton tonton Jean tu es mon tonton Jean a moi ! Tous ensemble on te dit au revoir camarade et merci !
Pour la CGT Fabrice Preux Maubeuge le 24 juin 2009