• Accueil
  • > Archives pour novembre 2013

Pharmacie Mutualiste La Cgt se bat

Posté par France Insoumise le 22 novembre 2013

2143673672_B971453195Z.1_20131121154503_000_GD91HUV2Q.2-0

La voix du nord

Plan social suspendu, actions en justice, blocage et tension: rien ne va plus à la mutuelle UDEVE

Publié le 21/11/2013

Par J.-M. BOUTILLIER

La situation est des plus confuses à la mutuelle UDEVE de Maubeuge où un plan social prévoyant soixante-deux suppressions de postes a été annoncé en mai.

Plan de sauvegarde de l’emploi aujourd’hui suspendu jusque la fin de l’année, action en justice de la part du comité d’entreprise, blocage et conflit entre la direction et un cabinet d’audit, valse dans la hiérarchie et les présidences de conseils d’administration, mises au placard et, au final, tensions exacerbées au sein du personnel : difficile de faire pire en ce moment au pôle santé-services, PSS, et à la pharmacie mutualiste de l’UDEVE, deux structures de Maubeuge qui ont la tête sur le billot. En filigrane, la puissante mutuelle Apréva.

L’annonce de la saignée avait été faite en mai : vingt-huit suppressions de postes au PSS, soit la disparition du service, trente-sept sur soixante-sept à la pharmacie, soit trente-quatre à Maubeuge et trois à Tourcoing, une antenne supprimée, treize à Apréva RM à Valenciennes, en majorité des départs volontaires.

De la situation présente de l’UDEVE, on pourrait dire qu’à l’instar d’un feu d’artifice, elle part dans tous les sens, si le tableau n’était pas si sombre. Les instances dirigeantes ? Les trois directeurs et trois présidents de conseils d’administration ont été remplacés. Une action en justice a été engagée par un cabinet d’audit mandaté par l’ancienne direction d’Apréva mais dont les prestations sont supportées par l’UDEVE, pour un coût compris entre 300 et 500 000 € tout de même, comme si l’UDEVE avait besoin de ça. Ledit cabinet, de Neuilly-sur-Seine, remercié sans autre forme de procès en cours d’audit, a fait un temps saisir les comptes afin d’être payé. Autant de péripéties qui ne contribuent pas à un fonctionnement serein de la mutuelle.

Reconnaissance

Une autre procédure a été engagée, auprès du tribunal de Lille cette fois, par le comité d’entreprise de l’UDEVE et à l’encontre d’Apréva. Il s’agit pour le CE de faire admettre par voie de justice une évidence qu’Apréva se refuse à admettre jusqu’à ce jour : l’appartenance de l’UDEVE au groupe Apréva, qui a mis la main sur la mutuelle maubeugeoise en 2009. Le mémoire rédigé en ce sens par l’avocat du CE ne laisse planer aucun doute : même adresse de siège social, mêmes administrateurs, intégration des résultats de l’UDEVE dans les comptes consolidés d’Apréva, conventions diverses et documents internes allant en ce sens… Indices supplémentaires : des changements sont intervenus sur deux de ces points : le siège de l’UDEVE a été déplacé au cours de l’été à Maubeuge, comme pour rompre un lien visible, et le directeur général remplacé, contre son gré.

Si le CE parvient à faire reconnaître que l’UDEVE est bien dans le périmètre du groupe Apréva, la donne s’en trouvera radicalement changée. Car c’est bien au regard de ce périmètre-là que devra s’apprécier l’impérieuse nécessité d’un plan social pour des raisons économiques. Ce qui, le cas échéant, va être un brin duraille à faire avaler, quand on sait que le groupe Apréva a réalisé en 2012 un résultat net de… 8 855 000 €. Si cette reconnaissance est effective, et si le plan venait à être maintenu, les salariés licenciés n’auraient alors aucun mal à faire reconnaître le caractère abusif de leur licenciement. Des salariés parmi lesquels les tensions et inquiétudes vont croissantes, jusqu’à être ressenties par les usagers de la pharmacie. Et qui désespèrent du politique aussi. En juillet, lors d’une rencontre avec des membres du cabinet du député-maire de Maubeuge Rémi Pauvros, il leur avait été promis Jupiter, Mars, la Lune et sa banlieue, autrement dit des rencontres, tables rondes et tutti quanti avec les pouvoirs publics, la Région, etc. Mais depuis, c’est silence radio, silence de mort.

Il n’a pas été possible de joindre Apréva.

Publié dans Actues, lutte, presse | Pas de Commentaire »

ce plan social invisible qui frappe le secteur associatif

Posté par France Insoumise le 21 novembre 2013

Nous reproduisons un article de Basta qui est intéressant et à rapprocher de la situation actuelle du Fennec et de sa reprise par l’ASRL

Article d’origine

40 000 suppressions d’emplois en 2014 : ce plan social invisible qui frappe le secteur associatif

par Nadia Djabali 18 novembre 2013

Les associations ont souffert sous la présidence Sarkozy. Vont-elles expirer avec Hollande ? 30 000 à 40 000 emplois devraient être supprimés en 2014, dans un secteur associatif qui en compte 1,8 million. Les raisons de cette gigantesque vague de licenciements : la baisse des budgets des collectivités locales, qui n’ont plus les moyens de soutenir les associations. Et la politique de l’État qui oriente ses subventions et ses appels d’offre vers les plus grosses structures, transformées en prestataires de services. Une politique jugée « aveugle et suicidaire » par nombre de représentants du secteur. Enquête.

Le 1er janvier 2014, il n’y aura plus aucun éducateur dans les rues d’Orléans, de Montargis ou de Pithiviers pour aller à la rencontre des collégiens et des ados. Le département du Loiret a annoncé cet été qu’il ne financerait plus la prévention spécialisée, jugée inefficace par ses services. L’enveloppe départementale représente 80% du budget des deux associations en charge de cette prévention : 50 éducateurs, dont 40 équivalents temps plein viendront donc gonfler les effectifs de Pôle emploi.

En Seine-Maritime, même processus. Le nombre d’éducateurs de rue est divisé par deux suite à la décision du conseil général de réduire les subventions de 6,8 millions d’euros à 3,5 millions d’euros. Cette coupe budgétaire a un impact immédiat sur les associations de prévention, financées à 90% par le département : 74 emplois supprimés sur les 140 que compte le secteur. Une rallonge de 500 000 euros du conseil général servira à solder les licenciements.

La prévention spécialisée n’est pas la seule touchée. En Isère, le Planning familial est dans une situation très difficile depuis l’annonce par le conseil général d’une diminution des subventions de 98 000 euros. Plus de la moitié des centres sont concernés, avec à la clé la fermeture du centre d’Eybens, près de Grenoble.

Un plan social invisible

On ne compte plus les associations dont les comptes virent au rouge, plombés par les mesures d’austérité. Décidées au niveau national, ces coupes dégringolent en cascade jusqu’aux finances locales. Au bout de la chaîne, des associations mettent la clé sous la porte ou se séparent de leurs permanents. « Entre 2010 et 2012, le secteur associatif a perdu 11 000 emplois alors qu’il représente aujourd’hui un emploi sur dix du secteur privé », confirme Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative.

Ce n’est que le début. L’année 2014 s’annonce très rude. « Compte tenu des 14 milliards d’économie annoncée par le gouvernement, dont 1,5 milliard de baisse de la dotation des collectivités locales, le monde associatif subira un plan social invisible de 30 000 à 40 000 emplois l’année prochaine », s’alarme Didier Minot [1], du collectif des associations citoyennes (CAC). La lutte contre le déficit public oblige les collectivités à se recentrer sur leurs compétences obligatoires au détriment des actions en faveur de la vie associative en général, de l’environnement, de l’éducation populaire, de la défense des droits, de la culture et du sport. Une restructuration économique qui demeurera invisible. Les petites associations étant majoritairement concernées, il n’y aura pas de plan social massif mais une multitude de licenciements épars, dans un secteur qui emploie 1,8 million de salariés à temps plein ou partiel, en plus des 16 millions de bénévoles actifs.

Ministre contre ministre

Créé en 2010, le CAC multiplie les actions, les rendez-vous, et recense les associations en difficulté. Un appel à mobilisation a été lancé (voir ici). Il a recueilli 7 500 signatures dont une centaine de réseaux nationaux, 200 associations régionales et départementales, et plus de 700 associations locales. Nouvelle preuve que le secteur est sinistré, les signatures continuent d’affluer.

« Il y a deux langages au sein de l’État, constate Didier Minot. Un discours de dialogue porté par Valérie Fourneyron. Et un autre discours, porté par le ministère des Finances ou par Matignon, qui tend à accroître la complexité des procédures, à considérer toujours plus les associations comme des entreprises. Et surtout à diminuer les financements associatifs. Quand on regarde sur plusieurs années, cela s’apparente à une strangulation. »

Politique « aveugle et suicidaire »

À Saumur (Maine-et-Loire), la Maison des jeunes et de la culture (MJC) s’est vue refuser une subvention de l’État de 7 000 euros. Du coup la Ville, qui subordonnait son financement à celui de l’État, refuse de mettre la main au portefeuille. Les 7 000 euros en font 15 000 de moins. Cette situation met en déséquilibre le poste de directeur qui va être supprimé. « Pour 7 000 euros, on va envoyer au chômage une personne qui coûtera bien plus cher aux comptes sociaux. Et on met en péril le fonctionnement d’une MJC », s’indigne Didier Minot. Nous sommes dans des mécanismes complètement incompréhensibles. Creuser le déficit public, alors qu’on prétend le combler, est une position aveugle et suicidaire ! »

D’où vient cette restructuration ? En juin 2008, le rapport « Pour un partenariat renouvelé entre l’État et les associations » est remis à Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. « Ce dernier propose de rompre avec la culture de la subvention et suggère que la distribution des subventions laisse désormais la place à un système de commande publique », expliquent Viviane Tchernonog et Jean-Pierre Vercamer, auteurs d’une étude sur le sujet [2]. En janvier 2010, la circulaire Fillon enfonce le clou : elle affirme que la grande majorité des activités exercées par les associations peuvent être considérées comme des « activités économiques » et entrent donc dans le champ concurrentiel. En clair, une association devient une banale entreprise, prestataire de services.

Fini le collectif, place au Social Business

Après la « modernisation » de l’État, qui s’inspire des modèles de gestion pratiqués au sein des grandes entreprises privées (et dont la révision générale des politiques publiques – RGPP – a marqué le commencement), c’est au tour des associations de devoir se convertir au modèle de gestion anglo-saxon, au « lean management » et à la performance chiffrable. « C’est l’idée selon laquelle les associations sont certes sympathiques, mais souffrent d’amateurisme, analyse le chercheur Jean-Louis Laville. Elles doivent donc moderniser leur fonctionnement en empruntant les formes de management des grandes entreprises privées. Pour être modernes, les associations doivent se convertir en ce que Mohamed Yunus a désigné comme “Social business”, c’est-à-dire des entreprises à but social fonctionnant comme des entreprises, adossées à de grands groupes privés qui vont leur permettre de gagner en performance. »

Le modèle concurrentiel introduit par les appels d’offre fait déjà de gros dégâts. Car ce sont les associations les plus grosses et les plus institutionnalisées qui raflent les marchés. La fédération Leo Lagrange, issue de l’éducation populaire, est forte de 8 000 salariés dont 3 000 équivalents temps plein. 150 millions d’euros de chiffres d’affaires, 13% de croissance en 2012, avec de plus en plus de demande de services sur la petite enfance ! « On est en train de devenir le premier opérateur de berceaux, on commence à gérer de plus en plus de crèches », déclarait fièrement Bruno Le Roux, président de Léo Lagrange, lors d’une visite de Michel Sapin, ministre du Travail, au siège de la fédération. Léo Lagrange s’est engagée à embaucher 150 emplois d’avenir sur les trois prochaines années. Bruno Le Roux est par ailleurs député PS et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale…

Économie « sociale » : les gros écrasent les petits

Avant, les dirigeants venaient du métier ou de l’association elle-même. Aujourd’hui, une partie des structures sont administrées par des gestionnaires professionnels. Elles sont munies de services très performants qui épluchent les appels d’offre publics. Leur taille leur permet de réaliser des économies d’échelle dans un contexte où la commande publique se contente souvent du moins-disant. Résultat, les petites associations locales ne font plus le poids et mettent la clé sous la porte. « Je connais une fédération de la Ligue de l’enseignement en région parisienne qui fait du marketing auprès de toutes les communes pour gagner des parts de marché sur les autres organisations d’éducation populaire. Ils ont maintenant un quasi monopole sur toute la vie scolaire », illustre Didier Minot.

Le centre social Accueil Goutte d’Or, dans le 18ème arrondissement de Paris, en sait quelque chose. En 2012, il a perdu le suivi socioprofessionnel d’une centaine d’allocataires du RSA, qu’il assurait depuis 1996. Les critères de sélection des financeurs donnaient la part belle aux structures intervenant sur plusieurs territoires. « Ces critères ne sont pas adaptés à une petite association comme la nôtre, dont l’efficacité vient de sa proximité au quartier et de sa connaissance proche de ses habitants », déplore Christine Ledésert, directrice du centre social.

67 millions pour les associations… du ministère des Finances !

L’État préfère les grosses structures associatives. En 2011, il a consacré 1,2 milliard d’euros aux associations, par des subventions directes. Deux tiers de ces aides sont allées à seulement 342 structures (sur les 21 119 subventions répertoriées). Et 3,5% des associations subventionnées reçoivent les trois quarts de l’appui public. « De très grosses associations sont très fortement financées et une poussière de petites associations reçoivent une poussière de petites aides, qui sont néanmoins vitales pour elles », commente un observateur. D’autre part, 42% de ces financements sont destinées à des organisations para-publiques : centres de formation, établissements d’enseignement supérieur, fondations politiques, musées, grandes institutions culturelles, de la Croix-Rouge aux instituts techniques agricoles, en passant par les orchestres nationaux.

Un comble : les structures associatives les plus subventionnées en France se trouvent… au ministère des Finances ! À quelques étages sous le bureau du ministre de l’Economie Pierre Moscovici ! La cantine de Bercy est une association. Le comité des œuvres sociales du ministère est une association. Et le total des aides qui leur sont versées atteint 67 millions d’euros ! Si l’on retire le demi-milliard d’euros ainsi consacré à des organismes para-publics ou de cogestion, il reste 700 millions pour les associations, orientés en priorité vers les plus grosses, les mieux à même de répondre à un appel d’offre.

Destruction du projet associatif

De nombreux responsables d’associations sont convaincus que le système des appels d’offre détruit les projets associatifs. Avec les appels d’offre, les besoins ne sont pas définis par rapport à une situation réelle rencontrée localement, mais à partir d’un cahier des charges élaboré par le financeur, souvent en décalage avec les réalités du terrain. Exemple au nord de Paris, à la Porte Montmartre, où s’est installé un marché informel « légalisé », le Carré des biffins.

Des personnes très démunies et vivant dans une précarité extrême y vendent objets de récupération et vêtements le plus souvent récoltés dans les poubelles. La mairie de Paris a lancé en octobre 2009 un appel d’offre afin de répondre aux besoins d’insertion et d’accès aux droits de ces personnes. Mais le cahier des charges comporte une bizarrerie relevée par Pascal Nicolle, président de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme : « Ce sont les travailleurs sociaux qui font à la fois le travail de placiers, pour placer les pauvres derrière leur stand, et le travail d’accompagnement social. Certains matins, cela tourne vite à la bagarre entre les inscrits, les non inscrits et les biffins qui se remplacent. Et c’est aux éducateurs d’appeler la police. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que les biffins aient confiance en leurs travailleurs sociaux ? »

Objectifs quantitatifs contre travail de proximité

À partir du moment où il n’y a plus que des relations commerciales avec les financeurs, la relation de confiance n’existe plus. Et qu’en est-il de la relation entre les usagers et les travailleurs sociaux ? « Le suivi du travail d’insertion ne se fonde plus que sur des critères quantitatifs, regrette Bernard Masséra, membre du CAC et vice-président de l’association Accueil Goutte d’Or. Les financeurs demandent : “Vous avez envoyé combien de convocations pour que votre bénéficiaire vienne ? Ah, il n’est pas venu deux fois : vous devez le rayer. » Exit le travail de proximité et l’accompagnement social véritablement personnalisé.

« Certains allocataires du RSA que nous suivions dorment dans des voitures. On ne se contentait pas de leur envoyer une circulaire pour leur dire de venir. Quand quelqu’un ne venait pas, on se mobilisait, on prévenait les gens qui connaissaient cette personne. On se demandait aussi pourquoi cette personne n’était pas venue. Ce travail-là n’est pas possible avec une grosse structure de 1 000 salariés et un DRH qui gère ça depuis là-haut. » Dans les associations aussi, le travail réel et ses contraintes devient invisible aux yeux des managers.

Des associations dans le secteur concurrentiel

« Nous demandons au Premier ministre d’infléchir le plan de rigueur pour permettre aux collectivités de continuer à financer l’action associative » , explique Didier Minot. Le CAC estime qu’il faut sortir du champ concurrentiel un certain nombre d’activités associatives, qui ne rendent pas le même service que les entreprises privées, à l’exemple des crèches parentales, différentes d’une garde privée d’enfants. « Il faudrait en France une loi qui protège ces structures du champ de la concurrence, comme l’a fait l’Allemagne », poursuit Didier Minot. L’inverse de ce qui se passe actuellement en France.

La loi de 1901 définit l’association comme une convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, de façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. Cela n’implique pas l’absence d’échanges monétaires, mais interdit toute lucrativité. On trouve ainsi dans le champ associatif des compagnies de théâtre, des structures qui assurent des formations professionnelles, qui gèrent des maisons de retraite, proposent des aides à domicile ou œuvrent dans le secteur médico-social.

Intelligence collective

Autant de secteurs où elles se retrouvent désormais en concurrence avec des entreprises privées, depuis que celles-ci ont investi ces nouveaux « marchés », traditionnellement couverts par les associations, comme ceux des services à la personne. Une concurrence jugée déloyale par le privé. Les associations, y compris celles qui sont devenues des quasi entreprises, bénéficient du régime fiscal dérogatoire des organismes non lucratifs, comme la non soumission aux impôts commerciaux. Et ce, quel que soit le montant de son budget ou de leur chiffre d’affaires.

Quelle différence alors entre une association et un prestataire privé ? Entre une régie associative de quartier qui entretient des espaces verts et une entreprise de nettoyage ? « Une association va le faire avec des travailleurs en insertion, à qui elle propose des actions de formation et d’accompagnement social, précise Didier Minot. Sa finalité n’est pas le profit, sa finalité se situe dans des missions d’intérêt général reconnues, au service de la collectivité. » Fabriquer de l’intelligence collective sans forcément vendre un business plan sera-t-il encore possible dans un monde privé de ses associations ?

Nadia Djabali

Publié dans Actues, Cgt le Fennec | Pas de Commentaire »

On veut faire donner des médicaments par des femmes de ménage et des hommes d’entretien!

Posté par France Insoumise le 17 novembre 2013

CE du 19 novembre 2013

Notes de service médicaments

Remarques des élus Cgt

Note de service sur les médicaments :

Au Foyer le Fennec, les médicaments sont préparés par une pharmacie privée dans des piluliers soit sous forme de sachets thermo soudés, soit dans des semainiers cartonnés. Les comprimés sont dé blistérisé et nous n’avons pas les emballages d’origines, ni les notices des traitements. Le nombre importants de médicaments génériques rend impossible la détermination de ceci hors de leurs emballage d’origine.

Les infirmières signalent régulièrement des erreurs dans les préparations et de nombreux piluliers sont renvoyés en pharmacie.

Pour exemple : Une erreur particulièrement grave c’est produite sur le pavillon bleu puisque de la Pyostacine (antibiotique) a été délivrée conjointement avec de la Colchicine, alors que l’interaction de ces deux molécules peut être est létale. Il s’agissait là d’une erreur de prescription du médecin libéral, qui n’a pas été détectée par le système de pharmacovigilance de la pharmacie.

De plus la colchicine qui devait être délivrée pendant 8 jours suite à une prescription, de l’hôpital, la été durant plus d’un an, à un résidant sous Préviscan, alors que L’Afssaps rappel les précautions d’emplois dans l’association entre les AVK et la Colchicine et une surveillance particulière du patient. Aucun salarié distribuant les médicaments n’était avertit, et personne n’a la compétence et la formation pour détecter ce genre d’erreur.
            Nous notons également l’utilisation de morphine sur le pavillon blanc en juillet 2013 pour un résidant souffrant d’un cancer décédé de sa maladie depuis. Ce patient porté un patch Morphine et se voyait administré un comprimé à base de morphine (laboratoire UPSA) par les salariés (ES, ME, AMP) le patient s’est retrouvé en surdosage et a été hospitalisé.   Les prescriptions de l’Arrêté du 12 mars 2013 relatif aux substances, préparations, médicaments classés comme stupéfiants n’ont pas été respecté et la prescription n’a fait aucune mention de l’obligation d’indication de l’intervention d’un auxiliaire médical.
            Ces deux exemples démontrent que l’administration des médicaments est loin d’être toujours un acte banal au foyer le Fennec.
            Le D.P Cgt vous a saisi sur l’impossibilité de vérification des médicaments retirer de leur emballage d’origine du fait des ressemblances en couleur et en forme de nombreux comprimés et particulièrement des génériques. Vous aviez répondu que les infirmières ne devaient pas contrôler le contenu des piluliers mais leur simple réception par le foyer.
            Pourtant dans votre projet de note de service dans le deuxième paragraphe intitulé : «  Réception et distribution » vous notez : « Les animatrices premières catégories titulaires du diplôme d’état d’infirmière ou sous leur contrôle les AMP et aides soignantes, assurent le contrôle à réception des préparations de la pharmacie leur contrôle valide la réception…. » Nous vous demandons de modifier la rédaction de cet article pour les motifs cités ci-dessus.
            Vous précisez également que les médicaments doivent être distribués «  dans les locaux prévus à cet effet » Ce qui rendrait impossible les transferts et les sorties, nous vous demandons donc de revoir également votre rédaction sur ce point.
            Nous préconisons d’écrire aux médecins prescripteurs afin d’attirer leur attention sur la nécessité d’être vigilants quand un traitement nécessite une surveillance particulière et l’intervention d’un auxiliaire médical (cas de la morphine précité par ex) afin qu’ils n’oublient pas de le préciser sur l’ordonnance.
            Sur le deuxième paragraphe de la note de service : La liste des personnes habilitées à donner des médicaments nous semble exhaustive en effet la Convention Collective ne prévoit pas que les agents de service (lingère, hommes d’entretien, femmes de ménage, cuisiniers) soient en charge des résidants, si cette pratique à effectivement lieu au Fennec, ils nous semblent que leur responsabilité doit être limitée. La dénomination de maitresse de maison n’est pas conventionnelle et l’accord d’entreprise signé se limite à la préparation des petits déjeuners et la surveillance de la tenue vestimentaire, l’administration de  médicaments dépasserait largement ce cadre et ne pourrait en aucun faire l’objet en cas de refus d’une sanction disciplinaire pour ces personnels.
Maubeuge le 15 novembre 2013
Les élus et mandatés CGT Fennec
Copie : Inspection du Travail

 

 

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Compte rendu Assemblée Générale du 9 novembre 2013

Posté par France Insoumise le 11 novembre 2013

Compte rendu Assemblée Générale du 9 novembre 2013 dans Cgt le Fennec 1044967_616011655090137_1094685364_n-225x300

La Cgt remercie les nombreux salariés qui ont participé à l’AG du 9 novembre, ainsi que les salariés qui nous ont apporté leur soutien et qui ont décidé de participer aux futures actions.

Tous et toutes ont montré leur détermination à défendre les acquis et les usagers. Nous sommes tous favorables à la réouverture des ateliers, la décision de la direction de les fermer en 2011 à été fortement critiquée, tous étaient d’accord pour dire que les conditions de travail se sont depuis dégradées ainsi que le service rendu aux résidants.

Nous pouvons d’ores et déjà annoncer que les mouvements sociaux au Fennec seront suivis majoritairement.

Le premier aura lieu dés l’officialisation de la procédure de fusion lors de la consultation des instances représentatives du personnelle. Il sera suivi par une grève pour se rendre au siège de l’ASRL et au Conseil Général.

Les salariés demandent en échos aux propositions de la Cgt, la nomination par le Comité d’Entreprise  d’un expert comptable et la mise à disposition des moyens financiers du comité d’entreprise (budget de fonctionnement) pour d’éventuels recours en justice et pour les moyens de transports sur Lille.

L’opacité actuelle sur le déroulement de la fusion, malgré les engagements de transparence qui ont été donnés lors de la venue de Monsieur Claude Durot (directeur Général de l’ASRL) à été pointé par de nombreux salariés.

Les excédents budgétaires annoncés par l’association le Fennec démontre qu’il est possible sans danger pour la structure de maintenir l’intégralité des acquis des salariés et d’améliorer le fonctionnement du foyer pour les personnes accueillies !

Nous avons regretté l’absence de Force Ouvrière et son manque de transparence depuis leur visite en juin au siège de l’ASRL, les salariés dans leur immense majorité ne comprennent pas ce silence coupable. Mais tous et toutes nous souhaitons que l’unité syndicale se fasse enfin jour.

Les stratégies de division de la direction ont bien été comprises par les salariés, de nombreux exemples sont cités lors de l’assemblée !

La parole s’est libérée et de nombreux salariés que nous entendions peu se sont exprimés. La discrimination entre les cadres et les salariés lambda à propos de la mutuelle à l’ASRL choque profondément les travailleurs.

La Cgt informe et continuera d’informer, nous avons déjà pris de nombreux contacts avec les institutions, les organisations syndicales de l’ASRL avec lesquelles nous envisageons des actions communes.

La Cgt Santé Action Sociale Sambre Avesnois mettra tous les moyens pour organiser la lutte sur tous les plans pour obtenir satisfaction aux revendications légitimes des salariés.

Nous déposons un préavis de Grève couvrant l’intégralité des salariés à compter du 15 novembre et pour une durée illimitée afin d’être prêt à réagir dés que l’annonce officielle de la procédure de fusion /absorption. Ce préavis est destiné à couvrir tous les débrayages qui pourraient être décidés dans les futures semaines.

 

 

Nous continuerons par voie de tract, AG rencontres, blog à informer les salariés de l’évolution du dossier.

Vous pouvez également vous adresser à la Cgt par mail à cgt.lefennec@laposte.net et consulter notre blog http://lefenneccgt.unblog.fr .

A partir de ce jour nous rentrons en résistance, nous exigeons toute la transparence de la part de l’Association le Fennec et de l’ASRL.

Nous prenons contact avec les structures départementales de la Cgt pour la manifestation prévue sur Lille et avec les syndicats de l’ASRL.

Nous prenons rendez-vous au Conseil Général afin de l’informer de nos revendications ainsi qu’auprès de l’Agence Régionale de Santé.

Nous informons bien sûr la presse de nos initiatives et des luttes salariales à venir.

 

Les salariés sont la richesse du fennec, ils défendent leurs acquis mais aussi une vision sociale de notre métier, ils s’opposent à une logique comptable pour un meilleur service aux usagers.

 

 

NOS REVENDICATIONS

 

RÉOUVERTURE DES ATELIERS

MAINTIEN DES ACCORDS D’ENTREPRISE

MAINTIEN DE TOUS LES POSTES

 

Publié dans Cgt le Fennec, lutte | 1 Commentaire »

Assemblée Générale le Fennec

Posté par France Insoumise le 4 novembre 2013

 

Assemblée Générale du 9 octobre : Malgré nos multiples appels à l’Unité Syndicale, F.O persiste à ne pas nous répondre et à faire comme si rien ne se passer au Fennec. Nous le regrettons mais pour la Cgt il est important d’aller de l’avant et de continuer à UNIR les salariés face aux menaces qui pèsent sur leurs acquis !

            Plus unis nous serons, plus forts nous serons dans les négociations à venir. Ne rien faire serait le pire, nous ne pouvons accepter de travailler plus en étant payé moins.

            La direction tente de nous faire croire que l’ASRL est une chance, les chiffres dévoilés dernièrement démontrent que le Fennec est en bonne santé financière et qu’il ni a aucune raison que les salariés concèdent des sacrifices !

            Les nombreuses luttes menées par la CGT avec les salariés ont permis d’obtenir des avancées sociales, de créer des emplois.

            L’ASRL peut et doit nous reprendre avec nos acquis, elle veut s’implanter dans la Sambre /Avesnois, mais elle doit le faire en respectant les salariés. C’est les salariés qui ont fait vivre le Foyer, qui ont permis aux usagers de s’intégrer dans la cité.

            Nous sommes passés d’une logique sociale à une logique comptable et les premières victimes en sont les usagers. On vous a laissé croire que la Fermeture des ateliers était dans l’intérêt des résidants. Chacun voit le résultat de cette décision !

            238 000 € d’excédent budgétaire, 600 000 € de fonds propres ont-ils amélioré les services rendus aux usagers ?

             Répéter sans cesse l’ASRL est une chance pour le Fennec, sans autre forme d’explications est destiné à nous endormir, on se demande comment le Fennec à fait depuis 2 3 ans pour vivre sans nos sauveurs !

            La Cgt a subit une attaque contre les délégations destinée à faire taire toute forme d’opposition, Mais la Cgt ne se tait pas et vous informe.

            Soyons nombreux à l’Assemblée Générale le 9 novembre c’est à nous de prendre notre avenir en main, à nous de défendre nos acquis, le service rendu aux usagers.

 

Le 9 novembre préparons la riposte tous ensemble

Samedi 9 novembre 2013 de 10 H à 12H
Ordre du jour Fusion/Absorption et avenir pour les salariés
L’assemblée se tiendra dans la salle commune des syndicats (ancien collège Vauban prés de la police municipale) Bâtiment E Espace Victor Hugo 61 rue jeanne d’Arc
Un départ est prévu du parking du Fennec à 9H30 pour covoiturage

Publié dans Actues, Cgt le Fennec, infos fennec | Pas de Commentaire »

 

loi malraux versailles |
Mairie de Grépiac |
Abel Desestress |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les nouvelles "Lettres de N...
| miloudmedj
| L' ÎLE DANS L'ÎLE