1er mai Fourmies Honte au Maire de la ville

Posté par lefenneccgt le 30 avril 2016

 

 

1er mai Fourmies, Honte au Maire de la ville

 

800px-Le_petit_Parisien

Mickaël Hiraux, maire de Fourmies encartés UMP (L.R), insulte la mémoire ouvrière en polémiquant sur l’organisation du défilé du 1er mai à Fourmies. Il entend imposé aux organisations syndicales et particulièrement à la Cgt l’organisation de cette journée. Le 1er mai est la fête des travailleurs et Fourmies est une tâche de sang dans l’histoire du monde ouvrier. Les ouvriers revendiquaient la journée de travail de 8 heures symbolisée par le triangle rouge : 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil.

95800805_oEn 1891, nous sommes sous la III°république Charles de Frecynet Président du Conseil un des initiateurs du Boulangisme dirige la France. A l’époque le 1er mai est la journée internationale des revendications des travailleurs ( journée de grève) C’est en avril 1947 que le 1er mai sera érigé en jour chômé et payé et deviendra « Fête du Travail », sur proposition du dé­puté socialiste Daniel Mayer et avec l’accord du ministre du Travail, le communiste Ambroise Croizat, le 1er Mai devient dans toutes les entreprises publiques et privées.

L‘histoire du 1° mai commence en 1886 à Chicago (ici). Mais revenons à Fourmies, alors que les travailleurs revendiquent la journée de 8 heures, les patrons apposent sur les murs de la ville une affiche affirmant leur détermination à ne pas faire de concessions. Sous leur impulsion, le maire de la ville demande l’envoi de deux compagnies d’infanterie du 145e régiment de ligne (basé à Maubeuge) au sous-préfet d’Avesnes.

Les ouvriers scandent : c’est la journée de travail de 8 heures qu’il nous faut ». À 9 heures, après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Dès lors le premier slogan, « c’est les huit heures qu’il nous faut », est suivi par « c’est nos frères qu’il nous faut ».

18 h 15 : 150 à 200 manifestants arrivent sur la place et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel qui contient 9 balles (une dans le canon et huit en magasin) . Les cailloux volent ; la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l’air. Rien ne change.Il crie : « Baïonnette ! En avant ! ». Collés contre la foule, les trente soldats, pour exécuter l’ordre, doivent faire un pas en arrière. Ce geste est pris par les jeunes manifestants pour une première victoire. Kléber Giloteaux, leur porte drapeau s’avance.Il est presque 18 h 25… le commandant Chapus s’écrie : « Feu ! feu ! feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! ». Bilan : neuf morts, trente cinq blessés (au moins) en quarante cinq secondes.

Les Morts:

  • Maria Blondeau, 18 ans
  • Louise Hublet, 20 ans
  • Ernestine Diot, 17 ans
  • Félicie Tonnelier, 16 ans
  • Kléber Giloteaux, 19 ans
  • Charles Leroy, 20 ans
  • Émile Ségaux, 30 ans
  • Gustave Pestiaux, 14 ans
  • Émile Cornaille, 11 ans
  • Camille Latour, 46 ans (décède des suites de ses blessures le lendemain)

 

Monsieur le Maire,

Le 1er mai est la fête des travailleurs et appartient aux organisations syndicales, La Cgt naîtra d’ailleurs 4 ans plus tard en 1895 par la volonté des travailleurs de s’organiser face au patronat et aux politiques réactionnaires dont vous êtes le digne héritier, honte à vous de salir cette mémoire du mouvement ouvrier qui est mondialement connue. Votre jeunesse relative et votre mandat de Maire ne vous permettent pas de jouer les révisionnistes de notre histoire, celle de la classe des travailleurs!

Image de prévisualisation YouTube

Une Réponse à “1er mai Fourmies Honte au Maire de la ville”

  1. Burghgrave dit :

    Même pas foutu entant que maire de réfléchir sur la question.Même pas foutu d’avoir conscience que dans sa ville il y a des ouvriers , des chômeurs,des personnes qui seront toute leur vie dans la précarité et qu’on désignera comme des incapables , des coupables de la mauvaise situation économique alors qu’on ne dit mot sur les gangsters qui pillent notre économie avec l’aval des collaborateurs tout azimut de société libérale.Encore un mot qui dans les faits n’ont aucune parenté avec la liberté et de plus engendre la destruction du vivre ensemble quand on évoque alors les mots chers comme  » égalité et fraternité « 

Laisser un commentaire

 

loi malraux versailles |
Mairie de Grépiac |
Abel Desestress |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les nouvelles "Lettres de N...
| miloudmedj
| L' ÎLE DANS L'ÎLE